Porte-des-Laurentides
Mise à jour le 20 mai 2019.
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Comité socio-économique

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                         Plate-forme économique de l’Association

                             Québec-France Porte-des-Laurentides

Contexte

         Depuis quelques années, les principaux États de la planète cherchent à faciliter le commerce international en procédant à une baisse généralisée des tarifs douaniers. Naturellement, ces États visent à protéger leurs marchés intérieurs en signant des accords de libre-échange qui comportent des clauses restrictives afin d’éviter que tout un chacun puisse profiter de ces accords pour inonder les marchés.

         Actuellement, un traité de libre-échange est en voie d’être approuvé entre le Canada et l’Union européenne; un seul point reste à être négocié : la France ainsi que le Québec et d’autres États demandent une modification à l’article 33 du traité, qui porte sur le règlement des différends. Comme l’expliquait le secrétaire d’État au Commerce extérieur de la France, monsieur Matthias Fekl:
« À la base, l’arbitrage était conçu pour protéger des entreprises contre des décisions arbitraires, des expropriations, des pillages de brevets. Mais depuis plusieurs années, ces mécanismes servent plutôt à de grands groupes multinationaux pour attaquer des États, non plus contre des décisions arbitraires, mais contre des choix de politiques publiques. »

         Une fois cet écueil nivelé, le traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne entrera en vigueur, à la suite de l’approbation des parlements des États impliqués.

Retombées du libre-échange

         Pour les grandes multinationales de ce monde, habituées à transiger un peu partout sur la planète, ce traité constituera un outil additionnel de développement de marché. Mais pour les petites et moyennes entreprises (PME), le processus ne sera pas aussi facile. Quelques-unes auront réussi à ouvrir les portes de certains marchés étrangers, mais la très grande majorité d’entre elles ne disposent pas des outils et des informations requises.

         Les marchés qui s’ouvrent sont gigantesques, et le Québec et la France sont particulièrement bien placés pour en tirer le maximum, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique.

Retombées pour le Québec

         L’Union européenne est composée de 28 États et dénombre plus de 500 millions d’habitants. Pour sa part, le Canada compte 10 provinces et trois territoires totalisant une population de 35 millions d’habitants. Parmi ces 28 États et ces 10 provinces, lesquels ont le plus d’affinités? Nous devons reconnaître que c’est avec la France que le Québec partage le plus de relations, tant du point de vue culturel que linguistique, et des liens très forts depuis toujours; de plus, le Québec est bien placé pour faciliter l’accès aux marchés du Canada (et des États-Unis), comme la France pour les marchés de l’Europe! Pourquoi ne pas tirer avantage de ces relations privilégiées?

         Nous sommes conscients que parmi les entreprises, ce sont les PME qui sont les principaux créateurs d’emplois dans nos sociétés - un facteur primordial de développement et de bien-être qu’il faut promouvoir. Nous espérons sincèrement que ce traité contribue au développement des relations économiques bilatérales entre la France et le Québec.

Organismes socio-économiques

         Des organismes de développement sont déjà à pied d’œuvre pour profiter des occasions offertes par le nouveau traité. Pensons à la Sodet (Société de développement économique Thérèse de Blainville) et autres CLD (centre local de développement); on peut aussi y inclure les municipalités qui ont des pactes de jumelage, notamment avec des Villes de France. Dans notre région, ces organismes se sont regroupés au sein de Laurentides économique pour les échanges internationaux.

         On vise une relation « gagnant / gagnant »: les municipalités espèrent profiter de l’arrivée de nouvelles entreprises européennes qui souhaitent faire des affaires en Amérique du Nord, alors que des petites entreprises d’ici espèrent bénéficier d’une demande accrue pour leurs produits ou devenir des fournisseurs de ces nouveaux venus. Tout comme il serait possible pour des entreprises d’ici d’accroître leur gamme de produits en y intégrant des compléments européens.

         Dans un monde de traités qui évoluent rapidement, tout changement qui aurait une incidence sur le marché américain peut affecter notre économie: d’où l’importance de diversifier nos débouchés. Les marchés de l’Union européenne ouvrent les portes d’un bassin de plus de 500 millions de consommateurs: diversifier prudemment les investissements permettra de maintenir la croissance.

         Vous pouvez être assurés que l’encre de la signature du traité ne sera pas encore sèche que plusieurs multinationales s’empresseront de positionner leurs produits de façon stratégique afin de combler les besoins des marchés, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique! Donc, il est pertinent de se serrer les coudes, de s’organiser pour pouvoir faire profiter au maximum nos entreprises, nos municipalités et nos concitoyens; la tâche sera importante et les résultats seront à la hauteur des efforts investis. On ne peut attendre de voir venir: une solide organisation est nécessaire ici comme en Europe, et des liens précis doivent être tissés, et des cibles déterminées.

Un champ possible de réseautage pour Québec-France

         Plusieurs membres de l’Association Québec-France ont des contacts dans les 64 régionales de notre Association jumelle France-Québec depuis 1970. On parle de  contacts, mais c’est bien plus que cela : ce sont des liens chaleureux entre des Français qui aiment le Québec et des Québécois qui aiment la France. Beaucoup ont eu l’occasion de voyager et de rencontrer des organismes et des bénévoles dans plusieurs pays européens; et, à ces occasions, on a pu constater, entre autres, que le manque de connaissance des habitudes commerciales du pays d’en face handicape le négoce entre nos pays.

         Nous espérons sincèrement que nos membres, actuels et futurs, puissent contribuer au développement des relations économiques bilatérales entre la France et le Québec, en partenariat avec les organismes spécialisés. Nous ne voulons pas que les efforts d’une entreprise d’ici restent lettre morte, faute de pouvoir profiter des services d’information et de soutien disponibles, ici et en France.

Donc, nous voulons amener nos membres à être informés pour jouer un rôle de facilitateur et d’accompagnateur entre les divers organismes du milieu, afin que tous, PME (incluant les groupes et organismes à but non lucratif (OBNL), municipalités et citoyens, profitent au maximum d’un nouveau traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. Tout en offrant à nos amis Français des services équivalents.

         Voilà la direction que le volet économique de l’Association Québec-France Porte-des-Laurentides entend prendre! Nous souhaitons aussi présenter le projet aux autres régionales de Québec-France, et éventuellement de France-Québec.

Exemples d’interventions

         Causeries sur le sujet pour informer nos membres

         Rencontres de sensibilisation des organismes concernés

         Création d’un comité socio-économique

         Le comité sera formé des membres qui souhaitent s’informer des éléments du traité ou participer comme facilitateurs ou accompagnateurs auprès des divers organismes du milieu.

 

 

Mireille Hardy, André Garant, Michel Goyer et Jean-Guy Lorrain,

pour le comité socio-économique Québec-France Porte-des-Laurentides

 

21 janvier 2016

 Webmestre : Guy Poirier
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